Comment choisir une imprimerie

En bref

  • 🧭 Commencer par le besoin : usage, quantitĂ©, format, finitions, frĂ©quence et niveau d’urgence avant de contacter une imprimerie.
  • đŸ–šïž Choisir le bon procĂ©dĂ© d’impression (numĂ©rique, offset, grand format, sĂ©rigraphie) selon le rendu attendu, le volume et le budget.
  • 🎯 Tester la qualitĂ© avec des Ă©chantillons, un BAT et un contrĂŽle couleur, surtout pour les logos et les teintes sensibles.
  • ⏱ VĂ©rifier les dĂ©lais rĂ©els (fabrication + finitions + expĂ©dition) et les solutions de secours en cas d’imprĂ©vu.
  • đŸ’¶ Comparer les prix intelligemment : lignes cachĂ©es, options, livraison, emballage, pertes, services inclus.
  • 🧰 Évaluer les services : conseil papier, prĂ©presse, stockage, routage, personnalisation, suivi de projet.
  • 🌿 Regarder les engagements : labels (Imprim’Vert, FSC, PEFC), encres, gestion des dĂ©chets et cohĂ©rence RSE.
  • 📍 Arbitrer local vs en ligne selon la rĂ©activitĂ©, la sensibilitĂ© du projet, le besoin de voir le matĂ©riel et le contact humain.
  • ⭐ Exploiter les avis clients avec mĂ©thode : rĂ©currences, cas concrets, photos, rĂ©ponses de l’imprimeur.

Choisir une imprimerie ressemble souvent Ă  une dĂ©cision “vite faite, bien faite”. Un collĂšgue recommande un nom, un comparateur affiche un prix agressif, et la commande part. Puis arrive la rĂ©alitĂ© : un bleu qui vire au violet, un papier trop fin, une livraison qui rate l’évĂ©nement, ou un packaging qui ne ferme pas correctement. L’impression est un dĂ©tail qui se voit de loin, et qui se touche. Quand un support est ratĂ©, ce n’est pas seulement du papier : c’est une qualitĂ© perçue en baisse, du temps perdu, et parfois une opĂ©ration commerciale qui tombe Ă  plat.

La bonne nouvelle, c’est que le bon choix n’exige pas un diplĂŽme en arts graphiques. Il demande une mĂ©thode simple : clarifier le besoin, traduire ce besoin en critĂšres concrets, comparer des offres vraiment comparables, puis sĂ©curiser la production avec les bons contrĂŽles. Un petit fil conducteur aidera Ă  rendre tout cela utile : une entreprise fictive, “Atelier Mistral”, qui prĂ©pare Ă  la fois des cartes de visite, un menu pour un point de vente, des affiches A1 et des Ă©tiquettes pour des produits. Les mĂȘmes piĂšges reviennent, quel que soit le secteur. Et les mĂȘmes bons rĂ©flexes aussi.

Comment choisir une imprimerie en partant du besoin rĂ©el (et pas d’une habitude)

Une dĂ©cision d’achat a souvent deux modes. Mode pilote automatique : “on a toujours fait comme ça”. Mode rationnel : “de quoi a-t-on besoin, exactement ?”. Pour choisir un imprimeur, le pilote automatique coĂ»te cher, parce qu’il fait confondre vitesse et prĂ©cipitation. L’objectif n’est pas de devenir mĂ©fiant de tout. L’objectif est de poser les questions qui Ă©vitent les mauvaises surprises.

Premier tri : quel est le rĂŽle du support ? Une carte de visite sert Ă  durer et Ă  rassurer, un flyer sert Ă  dĂ©clencher une action rapide, un catalogue sert Ă  valoriser, une affiche sert Ă  arrĂȘter le regard. MĂȘme contenu, exigences diffĂ©rentes. “Atelier Mistral” veut des cartes premium pour des rendez-vous B2B : un papier trop lĂ©ger envoie le mauvais message, mĂȘme si le visuel est parfait. Pour un flyer promotionnel distribuĂ© en street marketing, l’enjeu est ailleurs : lisibilitĂ©, couleur, coĂ»t Ă  l’unitĂ©, et dĂ©lais.

DeuxiĂšme tri : le niveau de prĂ©cision attendu. Certains projets tolĂšrent une petite variation de teinte. D’autres non. Un logo aux couleurs strictes, une marque de cosmĂ©tique, un menu oĂč les photos doivent rester fidĂšles
 Dans ces cas, l’alignement couleur devient un vrai critĂšre de sĂ©lection. Un imprimeur sĂ©rieux propose des solutions de contrĂŽle : Ă©preuve, calibration, ou au minimum un dialogue clair sur ce qui est garanti.

TroisiĂšme tri : la frĂ©quence et la quantitĂ©. La mĂȘme brochure imprimĂ©e une fois pour un salon n’a pas la mĂȘme logique que 12 campagnes annuelles. Quand les volumes sont rĂ©guliers, une imprimerie capable de proposer des tarifs dĂ©gressifs, une organisation stable, et un interlocuteur constant devient un avantage. À l’inverse, pour des besoins ponctuels, une plateforme en ligne peut ĂȘtre efficace, Ă  condition que les rĂšgles du jeu soient claires (options, fichiers, livraison, rĂ©clamations).

QuatriĂšme tri : le niveau d’urgence. L’urgent n’est pas un pĂ©chĂ©, mais il doit ĂȘtre assumĂ©. Un prestataire qui annonce “24 h” sur une page produit peut dĂ©pendre d’un transporteur, d’une sous-traitance, ou de stocks papier fluctuants. Mieux vaut poser une question simple : “Quel est le dĂ©lai total, de la validation du BAT Ă  la livraison, finitions incluses ?”. Cette question Ă©vite les “oui, mais”.

La liste de critĂšres qui fait gagner du temps dĂšs le premier devis

Un devis utile commence par un brief solide. Sinon, chaque imprimeur comble les vides Ă  sa maniĂšre, et les prix deviennent impossibles Ă  comparer. Voici une liste courte, pratique, et suffisante pour cadrer 80 % des cas.

  • đŸ§Ÿ Produit : carte, brochure, affiche, packaging, Ă©tiquette, signalĂ©tique.
  • 📏 Format : dimensions, pliage, nombre de pages, dos carrĂ© collĂ© si besoin.
  • 📄 Papier : couchĂ©, offset, recyclĂ©, Ă©paisseur, rendu mat ou satinĂ©.
  • ✹ Finitions : pelliculage, vernis sĂ©lectif, dorure, dĂ©coupe, rainage.
  • 🔱 QuantitĂ©s : volume exact + scĂ©nario de rĂ©assort.
  • 🎹 Couleurs : CMJN, Pantone si nĂ©cessaire, zones sensibles.
  • ⏱ DĂ©lais : date de livraison impĂ©rative et marge de sĂ©curitĂ©.
  • 🚚 Logistique : livraison unique, multi-sites, ou retrait sur place.
  • đŸ§Ș Validation : BAT papier ou numĂ©rique, et tolĂ©rances acceptĂ©es.

Une rÚgle simple aide à rester lucide : le prix ne dit pas la valeur. Il indique seulement une position dans un échange. La valeur, elle, dépend du rendu, de la fiabilité et des services. La section suivante rentre dans le concret : procédés, matériel et impacts sur le résultat.

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Choisir une imprimerie selon le procĂ©dĂ© d’impression, le matĂ©riel et le rendu attendu

Une imprimerie n’est pas une boĂźte magique oĂč l’on envoie un PDF et oĂč l’on reçoit un miracle. C’est un ensemble de mĂ©tiers, de machines et de choix techniques. Et ces choix ont un effet direct sur la qualitĂ©, le coĂ»t, et les dĂ©lais. Le bon rĂ©flexe : demander “quel procĂ©dĂ© est le plus adaptĂ© Ă  ce projet ?” plutĂŽt que “combien ça coĂ»te ?” dĂšs la premiĂšre minute.

Le numĂ©rique est souvent redoutable pour les petites et moyennes quantitĂ©s, la personnalisation (prĂ©noms, QR codes, variantes) et la rĂ©activitĂ©. Pour “Atelier Mistral”, les Ă©tiquettes avec codes de lots changent rĂ©guliĂšrement : le numĂ©rique Ă©vite des frais fixes lourds et permet de relancer rapidement. Le revers : selon les machines, la tenue des aplats, certaines subtilitĂ©s de teintes, ou la rĂ©gularitĂ© sur de trĂšs gros volumes peuvent varier. Ce n’est pas “bien” ou “mal”. C’est “adaptĂ©â€ ou “pas adaptĂ©â€.

L’offset brille gĂ©nĂ©ralement sur des volumes plus Ă©levĂ©s et une stabilitĂ© de production. C’est souvent le choix pour des brochures en milliers d’exemplaires, des catalogues, des documents corporate. Un imprimeur offset bien Ă©quipĂ©, avec un contrĂŽle rigoureux, peut offrir une constance trĂšs apprĂ©ciable. LĂ  encore, le dĂ©tail compte : calibrage, papier, sĂ©chage, finitions, et organisation interne.

Le grand format (affiches, bĂąches, panneaux, vitrophanie) obĂ©it Ă  une logique diffĂ©rente : rĂ©sistance, usage extĂ©rieur, UV, supports rigides ou souples, contraintes de pose. Pour une vitrine, une erreur de 5 mm n’est pas “petite”. Elle se voit Ă  chaque passage. Dans ce domaine, le matĂ©riel de dĂ©coupe, la maĂźtrise des supports et la prĂ©paration du fichier font souvent la diffĂ©rence entre “propre” et “amateur”.

La sĂ©rigraphie et certaines techniques spĂ©ciales restent pertinentes quand il faut un rendu particulier : encres Ă©paisses, supports atypiques, effets. Elles demandent un savoir-faire et un planning. Elles se choisissent comme on choisit un artisan : pour l’effet recherchĂ©, pas pour cocher une case.

Comprendre la chaĂźne graphique pour mieux dialoguer avec les professionnels

Dans la chaĂźne de l’impression, plusieurs professionnels interviennent. Un maquettiste ou un graphiste construit le document, un infographiste prĂ©pare les fichiers, un spĂ©cialiste couleur ajuste si besoin, un chef de fabrication sĂ©curise le planning, et un routeur peut gĂ©rer la distribution. Une imprimerie qui sait expliquer “qui fait quoi” rassure immĂ©diatement, parce qu’elle montre qu’elle maĂźtrise le parcours complet, pas uniquement la sortie machine.

Un exemple concret : “Atelier Mistral” imprime un menu avec photos. Sur Ă©cran, tout est flatteur. Sur papier, les ombres bouchent vite si le fichier n’est pas prĂ©parĂ© correctement. Une imprimerie attentive proposera un contrĂŽle prĂ©presse, recommandera un papier qui Ă©vite l’effet “gris sale”, et suggĂ©rera un BAT. C’est un petit effort en amont, et un gros gain aprĂšs.

Tableau de comparaison utile pour choisir rapidement

🔎 CritĂšre đŸ–šïž Impression numĂ©rique 🏭 Impression offset đŸȘ§ Grand format
Volumes Faibles Ă  moyens ✅ Moyens Ă  Ă©levĂ©s ✅ Selon support ✅
DĂ©lais Souvent rapides ⚡ Planification plus longue ⏱ DĂ©pend finitions et pose ⏱
Personnalisation TrĂšs forte ✅ LimitĂ©e (selon montage) ⚠ Possible, mais plus contraignante ⚠
Rendu couleur TrĂšs bon, variable selon machine 🎹 TrĂšs stable sur gros tirages 🎯 OptimisĂ© pour visibilitĂ© et tenue ☀
CoĂ»ts Faibles frais fixes đŸ’¶ Rentable Ă  partir d’un certain volume đŸ’¶ Souvent au mÂČ + finitions đŸ’¶

Le procédé ne fait pas tout. Le vrai juge de paix reste le contrÎle du rendu et la capacité à tenir les engagements. La suite se concentre sur ce qui évite les mauvaises surprises : qualité, BAT, échantillons, et avis clients utilisés intelligemment.

QualitĂ© d’impression, BAT et avis clients : sĂ©curiser le rĂ©sultat avant de payer l’erreur

Une qualitĂ© perçue se joue sur des dĂ©tails qui n’apparaissent pas dans un devis. Le papier a une main, l’encre a une densitĂ©, un pelliculage peut “tuer” un noir, une dĂ©coupe peut ĂȘtre lĂ©gĂšrement dĂ©calĂ©e. Quand un support est destinĂ© Ă  reprĂ©senter une marque, l’erreur la plus coĂ»teuse est celle qui oblige Ă  tout rĂ©imprimer. Le bon rĂ©flexe : investir un peu dans la validation, plutĂŽt que beaucoup dans la correction.

Le BAT (bon Ă  tirer) est une Ă©tape de bon sens. Il peut ĂȘtre numĂ©rique ou papier. Le BAT numĂ©rique valide la mise en page, les textes, les marges, les traits de coupe. Le BAT papier, lui, donne une rĂ©alitĂ© : rendu des couleurs, interaction encre/papier, perception des contrastes, rendu des finitions. Pour un menu, un packaging, une couverture de catalogue ou une carte premium, le BAT papier est souvent l’assurance la moins chĂšre du projet.

Cas vĂ©cu cĂŽtĂ© “Atelier Mistral” : des cartes de visite avec un aplat bleu nuit et un vernis sĂ©lectif. Sur Ă©cran, le vernis “brille” partout. À l’impression, le vernis rĂ©vĂšle des micro-dĂ©fauts d’aplat, parce que le fichier n’a pas Ă©tĂ© prĂ©parĂ© avec les bons profils et que le papier absorbe lĂ©gĂšrement. Un imprimeur attentif propose une correction prĂ©presse et un BAT. Sans cela, le client dĂ©couvre le problĂšme aprĂšs livraison. Et Ă  ce moment-lĂ , il est trop tard pour jouer les perfectionnistes.

Lire les avis clients sans se faire hypnotiser par les étoiles

Les avis clients sont utiles, Ă  condition de les lire comme un enquĂȘteur, pas comme un touriste pressĂ©. Les notes parfaites existent parfois, mais la vraie information se cache dans les dĂ©tails rĂ©pĂ©titifs : “dĂ©lais tenus”, “interlocuteur rĂ©actif”, “couleurs fidĂšles”, “emballage impeccable”, ou au contraire “service client absent”, “frais ajoutĂ©s”, “reprints refusĂ©s”. Les photos postĂ©es par les clients valent souvent plus qu’un long discours marketing.

Un autre point important : la façon dont l’imprimeur rĂ©pond aux critiques. Une rĂ©ponse agressive est un signal. Une rĂ©ponse posĂ©e, qui explique et propose une solution, est rassurante. Le mĂ©tier comporte des alĂ©as. La diffĂ©rence se fait sur la gestion, pas sur la promesse de perfection.

ContrÎles simples à demander pour éviter les déconvenues

Quelques demandes faciles rĂ©duisent fortement les risques, mĂȘme quand le projet est modeste. Elles montrent aussi que le client sait oĂč il va, ce qui amĂ©liore souvent la qualitĂ© du dialogue.

  • 🔍 Demander des Ă©chantillons sur des papiers proches de ceux proposĂ©s.
  • đŸ§Ș Demander si un BAT est possible, et sous quelle forme.
  • 🎹 VĂ©rifier la gestion des couleurs : profils, conversion, ou Pantone si nĂ©cessaire.
  • 🧯 Clarifier la procĂ©dure en cas de dĂ©faut : reprint, avoir, dĂ©lais de reprise.
  • 📩 Demander comment les colis sont protĂ©gĂ©s (coins, filmage, palettes).

Une maxime utile : un bon imprimeur prĂ©fĂšre une question “bĂȘte” Ă  une rĂ©clamation tardive. Une fois la qualitĂ© sĂ©curisĂ©e, la question suivante devient naturelle : comment comparer les prix et les services sans tomber dans le piĂšge du “moins cher donc mieux” ?

Prix, services et devis : comparer sans se faire piéger par les lignes invisibles

Comparer des devis d’imprimerie ressemble parfois Ă  comparer des billets d’avion : le tarif de base est sĂ©duisant, puis s’ajoutent bagages, choix du siĂšge, frais de dossier, et tout le monde fait semblant d’ĂȘtre surpris. La rĂšgle est simple : un prix n’a de sens que si le pĂ©rimĂštre est identique. Sinon, ce n’est pas une comparaison, c’est une loterie.

Un devis clair doit prĂ©ciser le format, le papier, le nombre de pages, les finitions, le conditionnement, la livraison, et les dĂ©lais. Il doit aussi prĂ©ciser les options et les exclusions. Par exemple : “pelliculage inclus” ne dit pas lequel. “Livraison incluse” ne dit pas si c’est sur palette, ni si c’est Ă  un seul point ou multi-sites. Pour “Atelier Mistral”, livrer 10 cartons dans une boutique au centre-ville n’est pas la mĂȘme contrainte que livrer une zone industrielle avec quai.

Un autre piĂšge classique : le coĂ»t du temps. Un imprimeur un peu plus cher, mais qui contrĂŽle les fichiers, Ă©vite des retards et des rĂ©impressions. À l’inverse, une offre low-cost sans BAT et sans support prĂ©presse peut obliger Ă  recommencer. Le “pas cher” se transforme alors en “deux fois”. Et deux fois, c’est rarement un bon plan.

Les services qui changent vraiment la vie (et pas seulement la brochure commerciale)

Certains services sont des bonus agrĂ©ables. D’autres sont des amortisseurs de stress. Tout dĂ©pend du contexte. Pour un entrepreneur pressĂ© ou une petite Ă©quipe communication, l’imprimeur n’est pas qu’un exĂ©cutant : c’est un filet de sĂ©curitĂ©.

  • đŸ§© ContrĂŽle prĂ©presse : dĂ©tection des fonds perdus, surimpressions, noirs, images trop faibles.
  • 🎹 Conseil support : papier qui tient en main, qui se plie bien, qui rĂ©siste.
  • 📼 Routage : mise sous pli, affranchissement, expĂ©dition ciblĂ©e.
  • đŸ·ïž Personnalisation : donnĂ©es variables, codes-barres, QR codes, numĂ©rotation.
  • 📩 Stockage et rĂ©assort : utile pour lisser les coĂ»ts et Ă©viter les ruptures.

Un test simple : appeler l’imprimeur avec une question prĂ©cise. Si la rĂ©ponse est claire, pĂ©dagogique et rapide, c’est bon signe. Si tout est flou, si l’interlocuteur lit une fiche sans comprendre, ou si le “oui oui” remplace les dĂ©tails, mieux vaut rester prudent.

Local ou en ligne : choisir selon le risque, pas selon le réflexe

Un imprimeur en ligne peut offrir des tarifs compĂ©titifs et une commande 24/7. C’est pratique pour des produits standardisĂ©s, des rĂ©assorts, ou des supports simples. L’imprimeur local, lui, apporte souvent la proximitĂ©, la possibilitĂ© de voir des Ă©chantillons, de discuter du matĂ©riel, et d’ajuster vite. Pour un projet sensible (couleur stricte, dĂ©coupe spĂ©ciale, urgence rĂ©elle), le local devient souvent un alliĂ©.

Dans une grande ville comme Paris, Lyon, Toulouse, Bordeaux, Lille, Strasbourg, Rennes, Nantes, Montpellier ou Marseille, la proximitĂ© peut aussi rĂ©duire les alĂ©as de transport. Un retrait sur place la veille d’un Ă©vĂ©nement vaut parfois plus qu’une Ă©conomie de quelques dizaines d’euros. Le prochain angle complĂšte ce choix avec un critĂšre devenu incontournable : l’impact environnemental et les certifications.

Engagements environnementaux, certifications et cohérence RSE : choisir une imprimerie responsable sans greenwashing

Le papier, l’encre, l’énergie, les dĂ©chets : l’impression a un impact, c’est un fait. La question utile n’est pas “peut-on imprimer sans impact ?” mais “peut-on imprimer mieux, et prouver qu’on le fait ?”. En 2026, beaucoup d’entreprises intĂšgrent des objectifs RSE, et les clients finaux y sont plus sensibles. Une imprimerie qui maĂźtrise ses engagements aide aussi la marque Ă  rester cohĂ©rente.

Les certifications servent de repĂšres. Imprim’Vert indique notamment un encadrement sur la gestion de certains dĂ©chets et produits, avec une logique de bonnes pratiques. FSC et PEFC concernent la traçabilitĂ© des papiers issus de forĂȘts gĂ©rĂ©es selon des rĂ©fĂ©rentiels dĂ©diĂ©s. Ces labels ne remplacent pas l’évaluation globale, mais ils Ă©vitent de se contenter d’un slogan vague sur un site web.

Un imprimeur sĂ©rieux sait rĂ©pondre Ă  des questions concrĂštes : propose-t-il du papier recyclĂ© ? quel est le surcoĂ»t rĂ©el ? quelles encres sont utilisĂ©es ? comment sont traitĂ©s les dĂ©chets ? quels sont les choix possibles sans abĂźmer la qualitĂ© ? Il n’a pas besoin de grand discours. Il a besoin de faits. Et un client n’a pas besoin de morale. Il a besoin d’options claires.

Exemple d’arbitrage simple entre qualitĂ© perçue et impact

“Atelier Mistral” hĂ©site entre un papier trĂšs blanc, trĂšs lisse, et un papier recyclĂ© lĂ©gĂšrement ivoire. Pour des cartes premium, le blanc Ă©clatant donne un rendu net, mais le papier recyclĂ© apporte un toucher plus chaleureux. Le choix final dĂ©pend du positionnement. Une marque artisanale peut gagner en cohĂ©rence avec un papier recyclĂ© bien choisi, tandis qu’une marque tech peut prĂ©fĂ©rer un support plus “clinique”. L’écologie n’est pas un concours. C’est un alignement.

Autre point : la logistique. Imprimer trĂšs loin peut ajouter du transport et augmenter l’incertitude sur les dĂ©lais. À l’inverse, un imprimeur local peut rĂ©duire les trajets et faciliter les contrĂŽles. Il n’existe pas de rĂšgle universelle, mais il existe une bonne question : “Quel est le meilleur compromis entre rendu, dĂ©lai, coĂ»t et cohĂ©rence ?”.

Petites demandes qui distinguent le concret du marketing

  • 🌿 Demander quels papiers sont disponibles en FSC ou PEFC, avec rĂ©fĂ©rences prĂ©cises.
  • ♻ Demander une option papier recyclĂ© et l’impact sur le rendu (opacitĂ©, teinte, main).
  • 🧮 Demander le type d’encres (Ă  base d’eau si pertinent) et les limites Ă©ventuelles.
  • đŸ—‘ïž Demander comment sont gĂ©rĂ©s les dĂ©chets et solvants, et si un label type Imprim’Vert est en place.

Un dernier repÚre utile : un engagement crédible se décrit en procédures, pas en adjectifs. Une fois ces éléments posés, il reste à verrouiller la décision avec une mini-checklist opérationnelle et quelques réponses rapides aux questions fréquentes.

Quels documents prĂ©parer pour demander un devis d’imprimerie ?

Un brief clair fait gagner du temps : type de produit, format, quantitĂ©, papier souhaitĂ©, finitions, couleurs, dĂ©lai de livraison, et mode de livraison. Ajouter le fichier PDF si disponible, ou au minimum une maquette, permet aux professionnels de chiffrer sans deviner. Indiquer aussi si un BAT est demandĂ©, surtout pour les projets oĂč la qualitĂ© couleur est critique.

Comment comparer deux prix qui semblent incomparables ?

Comparer uniquement des devis au pĂ©rimĂštre identique : mĂȘme papier, mĂȘmes finitions, mĂȘme quantitĂ©, mĂȘmes dĂ©lais, mĂȘme livraison et mĂȘme conditionnement. VĂ©rifier les options ajoutĂ©es (pelliculage, vernis, dĂ©coupe, contrĂŽle fichier, BAT) et les frais logistiques. Le bon rĂ©flexe est de demander une version “tout compris” sur la mĂȘme base.

Imprimeur local ou en ligne : lequel choisir en priorité ?

Un imprimeur en ligne convient souvent aux produits standards et aux réassorts, avec une commande rapide. Un imprimeur local est souvent plus rassurant pour les projets sensibles : couleurs strictes, finitions complexes, urgence, besoin de voir des échantillons ou de contrÎler sur place. Le choix dépend du risque acceptable et du niveau de service attendu.

Que vĂ©rifier pour ĂȘtre sĂ»r des dĂ©lais de livraison ?

Demander le dĂ©lai total (fabrication + finitions + expĂ©dition), la date limite de validation du BAT, et la solution en cas d’imprĂ©vu. VĂ©rifier aussi le transport : express, standard, retrait sur place, et contraintes d’accĂšs du lieu de livraison. Les dĂ©lais sont fiables quand ils sont Ă©crits et dĂ©coupĂ©s en Ă©tapes.

Quels labels environnementaux sont les plus utiles en imprimerie ?

Imprim’Vert est un repĂšre sur des pratiques de gestion et de rĂ©duction d’impacts. FSC et PEFC concernent la traçabilitĂ© des papiers issus de filiĂšres encadrĂ©es. Le plus utile est de demander les certificats et les rĂ©fĂ©rences papier associĂ©es, puis de choisir un compromis cohĂ©rent entre impact, qualitĂ© et budget.